PAPYVERNALE 2026 à Saint Chély d’Aubrac
Nous voulions voir la neige et on a vu la neige.
Il était prévu de partir jeudi pour aller à Saint Chély en 2 jours histoire de chercher des petites routes inconnues.
Mercredi, la tempête Pedro a soufflé toute la nuit mais jeudi matin elle nous a soufflé dans le dos jusqu’à la pause de midi. Dans une sandwicherie improbable et bondée j’ai trouvé de quoi me sustenter avec un réconfortant confit de canard -frites- salade. Marie qui ne se voyait pas face à une telle assiette pensait se contenter d’une classique salade au chèvre chaud. Hélas pour elle, il lui a été servi une assiette pleine de salade verte sur laquelle trônaient deux grands morceaux de baguette recouverts de tranches de fromage de chèvre. Ce fut une bonne mise en bouche pour les agapes du week-end…
Pendant ce bon déjeuner, Pedro nous attendait patiemment sur le trottoir et comme nous roulions désormais en direction du sud, nous avions pluie et vent de côté. Ce fut moins drôle et nous n’avons fait que traverser les bastides qui étaient sur notre route. Nous avons toutefois fait une pause-café à Villefranche du Périgord qui était totalement déserte.
Pedro a laissé tomber avant nous et, en fin de journée, le temps était meilleur.
Après la nuit à Saint Cirq Lapopie dans une ferme adhérente au réseau « Accueil Paysan » nous avons attaqué la journée sous le beau temps avec au programme les vallées du Célé puis du Lot en espérant que les crues n’aient pas coupé une route en quelque endroit.
La vallée du Célé est viroleuse à souhait, déserte en cette saison et pleine de jolies surprises comme le moulin de la Pescalerie alimenté par une grosse résurgence qui jaillit au pied de la falaise et vient grossir la rivière en crue.
Nous nous sommes laissés tenter par le panneau « Capdenac le Haut, un des plus beaux villages de France ». L’accent y est mis sur le besoin de protéger les insectes.
Plus loin, le château de Vieillevie est vraiment superbe dans son environnement urbain protégé.
Nous abordons la vallée du Lot où la rivière a bien pris ses aises. Le château d’Estaing nous y apparait sous un angle que nous ne connaissions pas.
A Espalion, je voulais comparer le scaphandrier avec le zouave du pont de l’Alma à Paris qui sert de référence lors des crues de la Seine. Heureusement que c’est un scaphandrier car il n’est plus visible du tout tellement la rivière est haute. Il ne reste plus que le panneau annonçant que le scaphandrier est là quelque part devant nous.
Nous arrivons à Saint Chély en fin d’après-midi et « fonçons » jusqu’à Aubrac voir cette neige que nous apercevions au loin depuis quelques temps.
C’était joli mais nous arrivons bons derniers au garage de l’hôtel.
Le temps de saluer les participants et il faut passer à table pour constater que la cuisine du Chef est toujours aussi généreuse avec, au menu du soir, des jarrets de porc et des côtelettes d’agneau accompagnés de lentilles et de tomates à la provençale sans çompter, bien sûr, les entrées et desserts.
Samedi, Arsène et MifinK nous avaient concocté une jolie ballade durant laquelle nous avons été surpris de constater qu’il existe, dans cette campagne, un amateur d’objets de collection pour le moins encombrants.
A midi, ce sera cuisse de canard confite et aligot…
Accéder au site de Bez Bedene nous a permis de faire une petite marche digestive.
Merci à Mifink d’avoir imaginé au pied levé un détour nous permettant de contempler le paysage enneigé entre Laguiole et Aubrac avant de revenir à Saint Chély.
Ce soir, ce sera viande d’Aubrac et filets de rougets accompagnés de truffade et d’endives braisées…
Dimanche matin, il faisait encore grand beau et nous avons décidé de prolonger notre séjour tandis que les autres participants rejoignaient leurs pénates.
Pour nous, ce sera à nouveau les grands espaces blancs en passant par le château de Bonnefon tandis qu’une mer de nuages recouvrait la vallée.
Encore un petit détour vers le château de la Baume avant d’arriver à l’incontournable cascade du Déroc.
La pause sandwich à Aubrac a bien reposé nos estomacs et c’est partit pour en prendre à nouveau plein les mirettes tandis qu’au loin le Puy Mary nous fait de l’œil.
Mardi matin, direction le Puy Mary par les petites routes.
Une pause devant le clocher peigne de Lieutadés nous fait poser une question : que fait donc là ce baromètre enchâssé dans le mur du clocher ??
Le pont de Tréboul est toujours aussi beau dans son décor hivernal.
Mon œil a alors été attiré par une tache colorée et brillante sur le bas-côté. C’est une source minérale ferrugineuse appelée Fon del Sal ou fontaine du sel. Cette source a été exploitée jusqu’au XIXe siècle pour ses propriétés digestives. Il fallait avoir de l’estomac pour avaler ça…
Je tenais à faire un grand détour pour voir à nouveau l’église de Cheylade. Vue de l’extérieur, elle pourrait paraître banale mais, à l’intérieur, ses 3 voutes sont décorées par 1386 caissons peints à la main au 16ème siècle. Une merveille !
L’accès au Puy Mary est impossible après de col de Serre où nous ne pouvons que contempler le paysage enneigé.
C’est le col du Perthus (ou de Pertus selon les cartes ou les panneaux) qui donnera, trop tôt, le signal du retour à la maison.
