Apprentissage
Publié : 14 mai 2025 22:43
Salut tout le monde,
Bon d'accord, le sujet n'est sans doute pas d'un intérêt majeur, mais pour moi le jour est important, donc je me crois autorisé à vous infliger mes étonnements de vieux gosse. J'ai acheté mon CT d'occasion le 14 février. Après des mois d'attente du nouveau compteur, d'exploration du forum et quelques bon conseils, c'est le grand jour. Trois mois après l'achat je fais mes premiers kilomètres d'apprentissage. J'ai pas mal roulé en moto (plus ou moins 200 000km) mais je ne connais rien à la conduite du side. Donc prudence, mais un poil d'excitation quand même.
Vers 10h je sors le CT du garage et le laisse chauffer le temps que je m'équipe. Le projet est d'aller porter un courrier à la poste, environ 2km, soit 4 aller-retour. Un road trip d'aventurier. Une fois le casque sur la tête et les gants bien tirés, ça ronronne. Le bruit me rappelle ma deuxième voiture, une Ami-6 d'ocas, pas chère, que j'ai beaucoup aimée. J'enfourche le monstre et je me lance. Sur le chemin ça cahote grave pendant 200m avant d'atteindre la route. Clignotant à droite, c'est parti. Je ne roule évidemment pas vite. Surprise l'engin sautille comme une puce énervée, c'est désagréable, même à 40 Km/h. Ma dernière moto (il y a plus de 20 ans) c'était un BMW K100 LT, l'impression c'était de rouler sur un nuage soutenu par des anges. Là c'est vraiment pas pareil, quelque chose cloche. Russe ou pas, la sensation de chevaucher une machine à laver sur essorage est suspecte. Je poste mon courrier et retourne à la maison avec une idée. J'ai oublié de contrôler quelque chose.
En effet. Je constate que les cinq amortisseurs sont comprimés au maximum. Le panier est vide et mes 80kg sur la machine ne méritent pas un tel réglage. Hélas le précédent propriétaire n'avait plus la caisse à outil, donc pas de clef à ergot pour faire le réglage des amortisseurs. Je me démerde avec une clef à griffe de plombier pour les amortisseurs de la moto et je les décomprime jusqu'à la position 2. Pour celui du panier c'est plus compliqué, la clef de plombier ne passe pas. Je préfère ne pas vous dire comment j'ai fait, c'est une obscénité. Mais bon je suis arrivé à le détendre aussi. Ensuite je charge dans le panier deux vieilles batteries de tracteur qui traînent dans le garage plus un bout de rail de chemin de fer qui me sert parfois d'enclume. On doit pas être loin de 50kg.
Ensuite je récupère la liste de courses que j'ai griffonnée en buvant mon café du matin, le sac de course de Super Truc et je me lance dans la grande aventure. Presque 40km aller retour, une vie. Heureusement pour moi les petites routes de mon Limousin profond sont très peu fréquentées. Tout va bien, ça ne sautille plus et le poids dans le panier est bien rassurant. Dans une ligne droite j'arrive à passer la quatrième et me tape un pointe hallucinante à 65. Sur le bas côté les pâquerettes applaudissent mais j'en repère une à l'air louche qui convoite que j'aille l'embrasser. Je ralentis, la dévergondée ne m'aura pas. Bref j'ai fait mes courses et je suis rentré sans encombres. C'est positif et c'était palpitant.
Alors bien sûr si quelqu'un m'avait suivi, il aurait noté que mes virages à gauche sont à peu près corrects (à peu près) mais qu'en revanche, pour la droite, c'est hésitant, fluctuant, trouillard et souvent erratique. On va espérer que ça viendra. Demain je vais montrer l'Ural à un ami qui habite à 40km. Ce sera le grand jeu. Mais comme j'ai rien cassé aujourd'hui, me suis pas fait mal et même pas fauché les bas-côtés, je me sens prêt à relever le défi. Pauvre inconscient !
Bon d'accord, le sujet n'est sans doute pas d'un intérêt majeur, mais pour moi le jour est important, donc je me crois autorisé à vous infliger mes étonnements de vieux gosse. J'ai acheté mon CT d'occasion le 14 février. Après des mois d'attente du nouveau compteur, d'exploration du forum et quelques bon conseils, c'est le grand jour. Trois mois après l'achat je fais mes premiers kilomètres d'apprentissage. J'ai pas mal roulé en moto (plus ou moins 200 000km) mais je ne connais rien à la conduite du side. Donc prudence, mais un poil d'excitation quand même.
Vers 10h je sors le CT du garage et le laisse chauffer le temps que je m'équipe. Le projet est d'aller porter un courrier à la poste, environ 2km, soit 4 aller-retour. Un road trip d'aventurier. Une fois le casque sur la tête et les gants bien tirés, ça ronronne. Le bruit me rappelle ma deuxième voiture, une Ami-6 d'ocas, pas chère, que j'ai beaucoup aimée. J'enfourche le monstre et je me lance. Sur le chemin ça cahote grave pendant 200m avant d'atteindre la route. Clignotant à droite, c'est parti. Je ne roule évidemment pas vite. Surprise l'engin sautille comme une puce énervée, c'est désagréable, même à 40 Km/h. Ma dernière moto (il y a plus de 20 ans) c'était un BMW K100 LT, l'impression c'était de rouler sur un nuage soutenu par des anges. Là c'est vraiment pas pareil, quelque chose cloche. Russe ou pas, la sensation de chevaucher une machine à laver sur essorage est suspecte. Je poste mon courrier et retourne à la maison avec une idée. J'ai oublié de contrôler quelque chose.
En effet. Je constate que les cinq amortisseurs sont comprimés au maximum. Le panier est vide et mes 80kg sur la machine ne méritent pas un tel réglage. Hélas le précédent propriétaire n'avait plus la caisse à outil, donc pas de clef à ergot pour faire le réglage des amortisseurs. Je me démerde avec une clef à griffe de plombier pour les amortisseurs de la moto et je les décomprime jusqu'à la position 2. Pour celui du panier c'est plus compliqué, la clef de plombier ne passe pas. Je préfère ne pas vous dire comment j'ai fait, c'est une obscénité. Mais bon je suis arrivé à le détendre aussi. Ensuite je charge dans le panier deux vieilles batteries de tracteur qui traînent dans le garage plus un bout de rail de chemin de fer qui me sert parfois d'enclume. On doit pas être loin de 50kg.
Ensuite je récupère la liste de courses que j'ai griffonnée en buvant mon café du matin, le sac de course de Super Truc et je me lance dans la grande aventure. Presque 40km aller retour, une vie. Heureusement pour moi les petites routes de mon Limousin profond sont très peu fréquentées. Tout va bien, ça ne sautille plus et le poids dans le panier est bien rassurant. Dans une ligne droite j'arrive à passer la quatrième et me tape un pointe hallucinante à 65. Sur le bas côté les pâquerettes applaudissent mais j'en repère une à l'air louche qui convoite que j'aille l'embrasser. Je ralentis, la dévergondée ne m'aura pas. Bref j'ai fait mes courses et je suis rentré sans encombres. C'est positif et c'était palpitant.
Alors bien sûr si quelqu'un m'avait suivi, il aurait noté que mes virages à gauche sont à peu près corrects (à peu près) mais qu'en revanche, pour la droite, c'est hésitant, fluctuant, trouillard et souvent erratique. On va espérer que ça viendra. Demain je vais montrer l'Ural à un ami qui habite à 40km. Ce sera le grand jeu. Mais comme j'ai rien cassé aujourd'hui, me suis pas fait mal et même pas fauché les bas-côtés, je me sens prêt à relever le défi. Pauvre inconscient !