Ural Néo

Informations officielles en provenance de l'importateur ou des concessionnaires.
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Westy64
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Re: Ural Néo

Message par Westy64 »

Ural n'a jamais autant communiqué que pour promouvoir la gamme Neo :D .
Ça fuse de partout.
Ci dessous un extrait du blog Ural Neo.
8 machines (au total) seront expédiées vers les Usa, le Japon, l'Europe, et tant pis pour les autres rouleurs à gauche (je vous rappelle que les japonais roulent à gauche mais avec le panier à droite).
Image
Qui en aura en Europe ?
J'ai lu quelque part qu'il y avait une réunion des concess en Autriche le we dernier. Rien n'en est sorti nulle part ?
Moi je n'ai rien lu, mais Hari (si c'étaitchez lui) n'a jamais été un grand communiquant.
On voit aussi qu'il faut plus de 2 mois pour que les machines arrivent. Je n'ose pas imaginer le casse tête pour importer de l'acier chinois aux Usa et en Europe (à moins qu'elles ne soient en plastique ?).

https://uralneo.com/blog/production-quality-testing
Jean
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philippius
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Re: Ural Néo

Message par philippius »

Bonjour

LBS-Sidecars USA | Raceway URAL North  · 
Mike M. Paull ·
rdnpSotsoe3fhg608g9c4fh29aiatf6972h4l843627721mluai7h1h502 3
 ·
Sur le sujet de la disponibilité des pièces URAL
Suite à la suspension de la production de la moto/side-car URAL 750cc « Original », URAL réaffecte des ressources au développement et au lancement du side-car double parallèle NEO 500.
Malgré les spéculations (des avis au mieux, pas des faits) sur les forums en ligne et les médias sociaux concernant l'arrêt des pièces et accessoires pour le 750cc Original, suspendre la production de l'actuel Gear Up n'équivaut pas à la résiliation des pièces et à la disponibilité des accessoires.
Les pièces et accessoires représentent une source de revenus substantielle pour les OEM. La fabrication de side-cars nécessite des installations spécialisées, des équipements spécialisés et une main-d'œuvre qualifiée. Cependant, la majorité des composants et accessoires assemblés en side-car proviennent de fournisseurs de Tier-1, Tier-2 et Tier-3.
URAL fournit des pièces et des consommables de fournisseurs mondialement reconnus comme Keihin, Nippon Denso, Yuasa, Brembo et Bitubo. Ces fournisseurs fournissent également des composants aux principaux OEM, dont BMW, Honda, Kawasaki et Harley Davidson, assurant un certain niveau de compatibilité croisée et une disponibilité continue.
Pour les propriétaires actuels et futurs d'URAL, l'offre de pièces continuera tant que la demande du marché existera. URAL maintiendra l'approvisionnement et la distribution des composants propriétaires essentiels pour soutenir son réseau de concessionnaires et de services.
Consommables de service courant – filtres à air et à huile, plaquettes de freins, rotors, chocs, bougies d'allumage, etc. — sont disponibles chez votre concessionnaire local, centre de service, magasin d'accessoires de moto et revendeurs d'après-market.
L'entrepôt corporatif d'URAL à Woodinville, WA, tient un inventaire complet de pièces. Mon équipe et moi nous rendons régulièrement à l'entrepôt et nous pouvons facilement imaginer que nous pourrions assembler un 750cc complet original de l'inventaire de l'entrepôt. Environ 45 à 50 concessionnaires et centres de service URAL autorisés à travers les États-Unis tiennent également des stocks pour répondre aux besoins permanents de service.
Nous avons récemment ramassé des pièces d'une valeur de 25 000 $ à l'entrepôt, des pièces qui ont été expédiées dans le dernier conteneur d'Europe. Faible demande et coûteux pièces et assemblages comme . . .
[Détails dans les légendes des photos]
 
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Westy64
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Re: Ural Néo

Message par Westy64 »

J'ai le plus grand respect pour Mike Paul, qui a largement démontré son engagement et son savoir-faire, mais sa communication est un peu biaisée.
D'une part il ne parle que de pièces du circuit électrique ou de carburation, qui sont achetées et pas produites. Bizarrement, il n'a pas rempli son fourgon de cylindres, pistons, vilebrequin et autres éléments de transmission.
On peut aussi se demander pourquoi il a ressenti le besoin d'aller chercher ces produits d'une traite, plutôt que de les acheter au fur et à mesure de ses futurs besoins...
Il évoque aussi un chargement venu d'Europe. Fraîchement arrivé du Kazakhstan ? Ou un vidage des stocks européens (zut pour nous) ?
Enfin, la pénurie de vilo est une réalité AUJOURD'HUI, pas un avis ni une opinion.
Et son laïus sur l'intérêt économique de Denso et Keihin à servir Ural... mieux vaut en rire.
Mike est un supporter d'Ural, et là il fait plus un boulot d'influenceur qu'autre chose.
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Re: Ural Néo

Message par philippius »

Sébastien s'approvisionne directement en Russie sans aucun problème
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Re: Ural Néo

Message par Westy64 »

philippius a écrit : 06 déc. 2025 12:20 Sébastien s'approvisionne directement en Russie sans aucun problème
En Russie ?
Je croyais qu'il passait commande chez Hari.
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chris5
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Re: Ural Néo

Message par chris5 »

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500

Le célèbre constructeur de motos avec side-car Ural, né en 1941 dans l'ex Union Soviétique, est dans la tourmente depuis le conflit Russie-Ukraine.

Son président, Ilya Khait, décrit avec franchise les raisons qui le poussent à stopper la production de ses modèles historiques pour se recentrer sur le Neo 500, fabriqué en Chine par son partenaire Yingang.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 Ggggg369

Si les effets de l'invasion de l'Ukraine par la Russie sur la moto sont essentiellement indirects, un constructeur en subit pourtant de lourdes conséquences : Ural Motorcycles. Face aux velléités belliqueuses de son pays, le constructeur des indestructibles motos attelées a dû transférer sa production d'Irbit (Russie) à Petropavlovsk (Kazakhstan) en août 2022.
Le siège social est quant à lui "passé à l'ouest", à Woodinville aux États-Unis, dès 2006.

"Nous avons piloté l'entreprise à travers la crise financière de 2008, la pandémie de COVID-19 et le début de la guerre en Ukraine ainsi que d'innombrables autres crises de moindre ampleur. À l'image de nos motos, nous sommes trop obstinés pour abandonner !", souligne le site officiel d'Ural, qui tire son nom de la chaîne de montagnes entre l'océan Arctique et le Kazakhstan.

Mais cette remarquable obstination ne suffit plus à faire prospérer cette entreprise indépendante - autonomie suffisamment rare pour être soulignée -, qui emploie une centaine de salariés pour fabriquer entre "800 et 1200 unités par an". Une production drastiquement revue à la baisse depuis le début du conflit et qui pâtit des effets de l'exil forcé vers le Kazakhstan…

"Nous perdions de l'argent sur chaque moto produite"

"J'ai encore du mal à trouver les mots justes pour décrire ce qui est arrivé à Ural lorsque la guerre a éclaté en 2022", se remémore le président d'Ural Motorcycles. "Le mieux serait de dire que c'est comme si notre usine d'Irbit avait explosé : il a fallu prendre une décision rapidement. Certains ont suggéré d'arrêter complètement, mais cette idée a été immédiatement écartée. Nous avons donc transféré l'assemblage final au Kazakhstan", explique Ilya Khait.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-1

"Cela nous a permis de continuer à fabriquer des motos. Cependant, opérer entre deux pays - l'un sous sanctions et l'autre quasiment dépourvu d'infrastructures pour une entreprise comme la nôtre - s'est avéré extrêmement complexe. Fin 2024, il était évident que ce modèle ne pouvait pas durer : nous perdions de l'argent sur chaque moto produite", relate le dirigeant.

"Puis, en avril 2025, les droits de douane sont entrés en vigueur : non seulement la production était devenue inefficace, mais la vente sur notre principal marché, les États-Unis, est devenue quasiment impossible", détaille Ilya Khait dans un post publié le 18 novembre 2025 sur le blog d'IMZ-Ural. Cet écroulement du marché américain est l'obstacle de trop à franchir pour la vaillante marque russe : si Ural est présent dans plus 40 pays, l'Amérique représente "près de la moitié de ses ventes".

Dans ce long message, le PDG d'Ural Motorcycles se livre avec une étonnante franchise sur ses difficultés. Une lettre touchante car sincère, sans filtres marketing ni blablas juridico-économiques. Ilya Khait y expose sans détour l'inexorable dégradation de son entreprise, son refus de vendre le nom "Ural" comme un simple faire-valoir puis son rapprochement avec un constructeur chinois, Yingang.

Du rétro russe au Neo chinois

"Lorsque nous avons commencé à chercher des solutions pour poursuivre notre développement, nous savions précisément ce que nous ne voulions pas : devenir un simple logo apposé sur le produit d’un tiers (oui : nous avons reçu de telles propositions). Nous recherchions des partenaires qui comprennent le concept de sidecar et qui soient prêts à collaborer", développe le PDG d'Ural.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-3

"Nous avons exploré l'option de délocaliser la production aux États-Unis (le siège d'Ural est dans l'État de Washington, NDLR) et bien d'autres encore, mais les chiffres ne le permettent pas : la réplication de l'infrastructure de production exigerait des investissements de plusieurs millions de dollars", détaille le dirigeant en évoquant des prix de vente qui seraient devenus "inaccessibles à la plupart des utilisateurs".

"Nos recherches nous ont menés à Yingang, une entreprise familiale forte de plusieurs décennies d'expérience dans la fabrication de motos avec side-car pour le marché local. Leur savoir-faire et leur volonté de collaborer avec nous pour perfectionner le produit en ont fait le partenaire idéal", dévoile-t-il.

"Ensemble, nous avons commencé à développer ce qui allait devenir l'Ural Neo 500, basé sur une plateforme existante, testée et perfectionnée avec notre contribution et notre supervision et construite selon nos spécifications et nos exigences de qualité".

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-6

En clair : ce Neo 500 ci-dessus est une moto attelée d'origine chinoise améliorée par Ural, puis fabriquée localement par Yingang. Loin, très loin même, des increvables moto side-car conçues en Russie depuis 84 ans, les seules au monde à recevoir une transmission deux-roues motrices (voir encadré ci-dessous) ! Lucide, Ilya Khait est conscient de la portée de son choix rationnel, car indispensable à la survie d'Ural.

"Nous savons que le design de Neo ainsi que l'orientation générale de l'entreprise ne correspondent pas aux attentes de nombre de nos clients de longue date", reconnaît-il. "Une nouvelle génération découvre les side-cars pour d'autres raisons : le partage d'expériences, le côté pratique et la curiosité. L'Ural Neo est conçue pour eux : laissons-leur l'opportunité de se faire leur propre opinion".

Les sidecars Ural traditionnels "sur pause"

"Si les modèles 2-roues motrices faisaient encore partie de notre gamme, Neo ne leur ferait pas concurrence : il les compléterait", ajoute Ilya Khait en mettant noir sur blanc ce que tous les passionnés d'Ural redoutaient depuis un certain temps déjà : l'arrêt de la production des motos attelées Ural "traditionelles" à propulsion intégrale…

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-4

Un arrêt définitif ? "Nous parlons de mise en pause... ce qui signifie en clair que nous ne savons pas", répond le PDG. "Ce dont nous sommes certains, c'est que nous n'avons pas encore abandonné l'idée : la clé de la reprise de la production, si elle devient possible, réside dans la préservation de la documentation, des équipements, de l'outillage et, surtout, de nos ingénieurs expérimentés et de nos ouvriers qualifiés"

"Nous mettrons tout en œuvre, aussi longtemps que possible, pour maintenir cette infrastructure", poursuit Ilya Khait, qui continue à faire tourner l'usine historique d'Irbit avec un "effectif réduit" pour construire un nombre "limité" de motos destinées à son marché domestique. L'usine réalise également des "assemblages" pour un constructeur automobile local.

Un nouveau chapitre écrit en Chine. Pour l'instant ?

A la question de savoir pourquoi la poursuite de l'activité passe par la Chine, le PDG d'Ural répond là encore avec transparence : "La Neo 500 est fabriquée en Chine car c'est le choix le plus judicieux aujourd'hui (...) : à mesure que le projet se développera, nous continuerons d'évaluer où et comment les futurs modèles devraient être fabriqués".

"La Chine est le premier centre de production de motos au monde, avec un vaste réseau de fournisseurs spécialisés de pièces et de composants. Aucun autre pays au monde ne peut fabriquer des side-cars d'une qualité comparable et à un prix aussi abordable", reconnaît-il.

"C’est précisément pour cela que ce projet s’appelle Ural Neo : c’est un nouveau chapitre, et nous en assumons pleinement la différence", termine Ilya Khait. "L’alternative aurait été de perdre tout simplement le nom Ural : nous préférons voir ce nom perdurer plutôt que d’être gravé sur une pierre tombale. Nous espérons que vous partagez cet avis".

Le sidecar Néo a reçu ses premières certifications et entre désormais en phase finale des tests et homologations. Ural espère pouvoir dévoiler ses premiers modèles "fin janvier, début février aux États-Unis" pour une arrivée en concessions prévue "fin mai 2026". Moto-Net.Com suivra l'évolution de ce dossier : restez connectés !

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 Ggggg588
Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 Ggggg587
Si ce n'est pas une loi naturelle alors c'est subjectif... :!:
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jay
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Re: Ural Néo

Message par jay »

chris5 a écrit : 06 déc. 2025 21:23 Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500

Le célèbre constructeur de motos avec side-car Ural, né en 1941 dans l'ex Union Soviétique, est dans la tourmente depuis le conflit Russie-Ukraine.

Son président, Ilya Khait, décrit avec franchise les raisons qui le poussent à stopper la production de ses modèles historiques pour se recentrer sur le Neo 500, fabriqué en Chine par son partenaire Yingang.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 Ggggg369

Si les effets de l'invasion de l'Ukraine par la Russie sur la moto sont essentiellement indirects, un constructeur en subit pourtant de lourdes conséquences : Ural Motorcycles. Face aux velléités belliqueuses de son pays, le constructeur des indestructibles motos attelées a dû transférer sa production d'Irbit (Russie) à Petropavlovsk (Kazakhstan) en août 2022.
Le siège social est quant à lui "passé à l'ouest", à Woodinville aux États-Unis, dès 2006.

"Nous avons piloté l'entreprise à travers la crise financière de 2008, la pandémie de COVID-19 et le début de la guerre en Ukraine ainsi que d'innombrables autres crises de moindre ampleur. À l'image de nos motos, nous sommes trop obstinés pour abandonner !", souligne le site officiel d'Ural, qui tire son nom de la chaîne de montagnes entre l'océan Arctique et le Kazakhstan.

Mais cette remarquable obstination ne suffit plus à faire prospérer cette entreprise indépendante - autonomie suffisamment rare pour être soulignée -, qui emploie une centaine de salariés pour fabriquer entre "800 et 1200 unités par an". Une production drastiquement revue à la baisse depuis le début du conflit et qui pâtit des effets de l'exil forcé vers le Kazakhstan…

"Nous perdions de l'argent sur chaque moto produite"

"J'ai encore du mal à trouver les mots justes pour décrire ce qui est arrivé à Ural lorsque la guerre a éclaté en 2022", se remémore le président d'Ural Motorcycles. "Le mieux serait de dire que c'est comme si notre usine d'Irbit avait explosé : il a fallu prendre une décision rapidement. Certains ont suggéré d'arrêter complètement, mais cette idée a été immédiatement écartée. Nous avons donc transféré l'assemblage final au Kazakhstan", explique Ilya Khait.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-1

"Cela nous a permis de continuer à fabriquer des motos. Cependant, opérer entre deux pays - l'un sous sanctions et l'autre quasiment dépourvu d'infrastructures pour une entreprise comme la nôtre - s'est avéré extrêmement complexe. Fin 2024, il était évident que ce modèle ne pouvait pas durer : nous perdions de l'argent sur chaque moto produite", relate le dirigeant.

"Puis, en avril 2025, les droits de douane sont entrés en vigueur : non seulement la production était devenue inefficace, mais la vente sur notre principal marché, les États-Unis, est devenue quasiment impossible", détaille Ilya Khait dans un post publié le 18 novembre 2025 sur le blog d'IMZ-Ural. Cet écroulement du marché américain est l'obstacle de trop à franchir pour la vaillante marque russe : si Ural est présent dans plus 40 pays, l'Amérique représente "près de la moitié de ses ventes".

Dans ce long message, le PDG d'Ural Motorcycles se livre avec une étonnante franchise sur ses difficultés. Une lettre touchante car sincère, sans filtres marketing ni blablas juridico-économiques. Ilya Khait y expose sans détour l'inexorable dégradation de son entreprise, son refus de vendre le nom "Ural" comme un simple faire-valoir puis son rapprochement avec un constructeur chinois, Yingang.

Du rétro russe au Neo chinois

"Lorsque nous avons commencé à chercher des solutions pour poursuivre notre développement, nous savions précisément ce que nous ne voulions pas : devenir un simple logo apposé sur le produit d’un tiers (oui : nous avons reçu de telles propositions). Nous recherchions des partenaires qui comprennent le concept de sidecar et qui soient prêts à collaborer", développe le PDG d'Ural.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-3

"Nous avons exploré l'option de délocaliser la production aux États-Unis (le siège d'Ural est dans l'État de Washington, NDLR) et bien d'autres encore, mais les chiffres ne le permettent pas : la réplication de l'infrastructure de production exigerait des investissements de plusieurs millions de dollars", détaille le dirigeant en évoquant des prix de vente qui seraient devenus "inaccessibles à la plupart des utilisateurs".

"Nos recherches nous ont menés à Yingang, une entreprise familiale forte de plusieurs décennies d'expérience dans la fabrication de motos avec side-car pour le marché local. Leur savoir-faire et leur volonté de collaborer avec nous pour perfectionner le produit en ont fait le partenaire idéal", dévoile-t-il.

"Ensemble, nous avons commencé à développer ce qui allait devenir l'Ural Neo 500, basé sur une plateforme existante, testée et perfectionnée avec notre contribution et notre supervision et construite selon nos spécifications et nos exigences de qualité".

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-6

En clair : ce Neo 500 ci-dessus est une moto attelée d'origine chinoise améliorée par Ural, puis fabriquée localement par Yingang. Loin, très loin même, des increvables moto side-car conçues en Russie depuis 84 ans, les seules au monde à recevoir une transmission deux-roues motrices (voir encadré ci-dessous) ! Lucide, Ilya Khait est conscient de la portée de son choix rationnel, car indispensable à la survie d'Ural.

"Nous savons que le design de Neo ainsi que l'orientation générale de l'entreprise ne correspondent pas aux attentes de nombre de nos clients de longue date", reconnaît-il. "Une nouvelle génération découvre les side-cars pour d'autres raisons : le partage d'expériences, le côté pratique et la curiosité. L'Ural Neo est conçue pour eux : laissons-leur l'opportunité de se faire leur propre opinion".

Les sidecars Ural traditionnels "sur pause"

"Si les modèles 2-roues motrices faisaient encore partie de notre gamme, Neo ne leur ferait pas concurrence : il les compléterait", ajoute Ilya Khait en mettant noir sur blanc ce que tous les passionnés d'Ural redoutaient depuis un certain temps déjà : l'arrêt de la production des motos attelées Ural "traditionelles" à propulsion intégrale…

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-4

Un arrêt définitif ? "Nous parlons de mise en pause... ce qui signifie en clair que nous ne savons pas", répond le PDG. "Ce dont nous sommes certains, c'est que nous n'avons pas encore abandonné l'idée : la clé de la reprise de la production, si elle devient possible, réside dans la préservation de la documentation, des équipements, de l'outillage et, surtout, de nos ingénieurs expérimentés et de nos ouvriers qualifiés"

"Nous mettrons tout en œuvre, aussi longtemps que possible, pour maintenir cette infrastructure", poursuit Ilya Khait, qui continue à faire tourner l'usine historique d'Irbit avec un "effectif réduit" pour construire un nombre "limité" de motos destinées à son marché domestique. L'usine réalise également des "assemblages" pour un constructeur automobile local.

Un nouveau chapitre écrit en Chine. Pour l'instant ?

A la question de savoir pourquoi la poursuite de l'activité passe par la Chine, le PDG d'Ural répond là encore avec transparence : "La Neo 500 est fabriquée en Chine car c'est le choix le plus judicieux aujourd'hui (...) : à mesure que le projet se développera, nous continuerons d'évaluer où et comment les futurs modèles devraient être fabriqués".

"La Chine est le premier centre de production de motos au monde, avec un vaste réseau de fournisseurs spécialisés de pièces et de composants. Aucun autre pays au monde ne peut fabriquer des side-cars d'une qualité comparable et à un prix aussi abordable", reconnaît-il.

"C’est précisément pour cela que ce projet s’appelle Ural Neo : c’est un nouveau chapitre, et nous en assumons pleinement la différence", termine Ilya Khait. "L’alternative aurait été de perdre tout simplement le nom Ural : nous préférons voir ce nom perdurer plutôt que d’être gravé sur une pierre tombale. Nous espérons que vous partagez cet avis".

Le sidecar Néo a reçu ses premières certifications et entre désormais en phase finale des tests et homologations. Ural espère pouvoir dévoiler ses premiers modèles "fin janvier, début février aux États-Unis" pour une arrivée en concessions prévue "fin mai 2026". Moto-Net.Com suivra l'évolution de ce dossier : restez connectés !

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Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 Ggggg587
Dans tous les cas cet Ural Néo ne plait bien et si Ural est vraiment sincère dans cette démarche de continuer de faire vivre Ural...pourquoi pas tenter l’achat d'un Ural Néo. En sachant que les concessionnaires sont comme nous, ils sont attachés a cette marque !
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Papycoz
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Re: Ural Néo

Message par Papycoz »

jay a écrit : 07 déc. 2025 12:13
chris5 a écrit : 06 déc. 2025 21:23 Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500

Le célèbre constructeur de motos avec side-car Ural, né en 1941 dans l'ex Union Soviétique, est dans la tourmente depuis le conflit Russie-Ukraine.

Son président, Ilya Khait, décrit avec franchise les raisons qui le poussent à stopper la production de ses modèles historiques pour se recentrer sur le Neo 500, fabriqué en Chine par son partenaire Yingang.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 Ggggg369

Si les effets de l'invasion de l'Ukraine par la Russie sur la moto sont essentiellement indirects, un constructeur en subit pourtant de lourdes conséquences : Ural Motorcycles. Face aux velléités belliqueuses de son pays, le constructeur des indestructibles motos attelées a dû transférer sa production d'Irbit (Russie) à Petropavlovsk (Kazakhstan) en août 2022.
Le siège social est quant à lui "passé à l'ouest", à Woodinville aux États-Unis, dès 2006.

"Nous avons piloté l'entreprise à travers la crise financière de 2008, la pandémie de COVID-19 et le début de la guerre en Ukraine ainsi que d'innombrables autres crises de moindre ampleur. À l'image de nos motos, nous sommes trop obstinés pour abandonner !", souligne le site officiel d'Ural, qui tire son nom de la chaîne de montagnes entre l'océan Arctique et le Kazakhstan.

Mais cette remarquable obstination ne suffit plus à faire prospérer cette entreprise indépendante - autonomie suffisamment rare pour être soulignée -, qui emploie une centaine de salariés pour fabriquer entre "800 et 1200 unités par an". Une production drastiquement revue à la baisse depuis le début du conflit et qui pâtit des effets de l'exil forcé vers le Kazakhstan…

"Nous perdions de l'argent sur chaque moto produite"

"J'ai encore du mal à trouver les mots justes pour décrire ce qui est arrivé à Ural lorsque la guerre a éclaté en 2022", se remémore le président d'Ural Motorcycles. "Le mieux serait de dire que c'est comme si notre usine d'Irbit avait explosé : il a fallu prendre une décision rapidement. Certains ont suggéré d'arrêter complètement, mais cette idée a été immédiatement écartée. Nous avons donc transféré l'assemblage final au Kazakhstan", explique Ilya Khait.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-1

"Cela nous a permis de continuer à fabriquer des motos. Cependant, opérer entre deux pays - l'un sous sanctions et l'autre quasiment dépourvu d'infrastructures pour une entreprise comme la nôtre - s'est avéré extrêmement complexe. Fin 2024, il était évident que ce modèle ne pouvait pas durer : nous perdions de l'argent sur chaque moto produite", relate le dirigeant.

"Puis, en avril 2025, les droits de douane sont entrés en vigueur : non seulement la production était devenue inefficace, mais la vente sur notre principal marché, les États-Unis, est devenue quasiment impossible", détaille Ilya Khait dans un post publié le 18 novembre 2025 sur le blog d'IMZ-Ural. Cet écroulement du marché américain est l'obstacle de trop à franchir pour la vaillante marque russe : si Ural est présent dans plus 40 pays, l'Amérique représente "près de la moitié de ses ventes".

Dans ce long message, le PDG d'Ural Motorcycles se livre avec une étonnante franchise sur ses difficultés. Une lettre touchante car sincère, sans filtres marketing ni blablas juridico-économiques. Ilya Khait y expose sans détour l'inexorable dégradation de son entreprise, son refus de vendre le nom "Ural" comme un simple faire-valoir puis son rapprochement avec un constructeur chinois, Yingang.

Du rétro russe au Neo chinois

"Lorsque nous avons commencé à chercher des solutions pour poursuivre notre développement, nous savions précisément ce que nous ne voulions pas : devenir un simple logo apposé sur le produit d’un tiers (oui : nous avons reçu de telles propositions). Nous recherchions des partenaires qui comprennent le concept de sidecar et qui soient prêts à collaborer", développe le PDG d'Ural.

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-3

"Nous avons exploré l'option de délocaliser la production aux États-Unis (le siège d'Ural est dans l'État de Washington, NDLR) et bien d'autres encore, mais les chiffres ne le permettent pas : la réplication de l'infrastructure de production exigerait des investissements de plusieurs millions de dollars", détaille le dirigeant en évoquant des prix de vente qui seraient devenus "inaccessibles à la plupart des utilisateurs".

"Nos recherches nous ont menés à Yingang, une entreprise familiale forte de plusieurs décennies d'expérience dans la fabrication de motos avec side-car pour le marché local. Leur savoir-faire et leur volonté de collaborer avec nous pour perfectionner le produit en ont fait le partenaire idéal", dévoile-t-il.

"Ensemble, nous avons commencé à développer ce qui allait devenir l'Ural Neo 500, basé sur une plateforme existante, testée et perfectionnée avec notre contribution et notre supervision et construite selon nos spécifications et nos exigences de qualité".

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-6

En clair : ce Neo 500 ci-dessus est une moto attelée d'origine chinoise améliorée par Ural, puis fabriquée localement par Yingang. Loin, très loin même, des increvables moto side-car conçues en Russie depuis 84 ans, les seules au monde à recevoir une transmission deux-roues motrices (voir encadré ci-dessous) ! Lucide, Ilya Khait est conscient de la portée de son choix rationnel, car indispensable à la survie d'Ural.

"Nous savons que le design de Neo ainsi que l'orientation générale de l'entreprise ne correspondent pas aux attentes de nombre de nos clients de longue date", reconnaît-il. "Une nouvelle génération découvre les side-cars pour d'autres raisons : le partage d'expériences, le côté pratique et la curiosité. L'Ural Neo est conçue pour eux : laissons-leur l'opportunité de se faire leur propre opinion".

Les sidecars Ural traditionnels "sur pause"

"Si les modèles 2-roues motrices faisaient encore partie de notre gamme, Neo ne leur ferait pas concurrence : il les compléterait", ajoute Ilya Khait en mettant noir sur blanc ce que tous les passionnés d'Ural redoutaient depuis un certain temps déjà : l'arrêt de la production des motos attelées Ural "traditionelles" à propulsion intégrale…

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 2026-ural-neo-4

Un arrêt définitif ? "Nous parlons de mise en pause... ce qui signifie en clair que nous ne savons pas", répond le PDG. "Ce dont nous sommes certains, c'est que nous n'avons pas encore abandonné l'idée : la clé de la reprise de la production, si elle devient possible, réside dans la préservation de la documentation, des équipements, de l'outillage et, surtout, de nos ingénieurs expérimentés et de nos ouvriers qualifiés"

"Nous mettrons tout en œuvre, aussi longtemps que possible, pour maintenir cette infrastructure", poursuit Ilya Khait, qui continue à faire tourner l'usine historique d'Irbit avec un "effectif réduit" pour construire un nombre "limité" de motos destinées à son marché domestique. L'usine réalise également des "assemblages" pour un constructeur automobile local.

Un nouveau chapitre écrit en Chine. Pour l'instant ?

A la question de savoir pourquoi la poursuite de l'activité passe par la Chine, le PDG d'Ural répond là encore avec transparence : "La Neo 500 est fabriquée en Chine car c'est le choix le plus judicieux aujourd'hui (...) : à mesure que le projet se développera, nous continuerons d'évaluer où et comment les futurs modèles devraient être fabriqués".

"La Chine est le premier centre de production de motos au monde, avec un vaste réseau de fournisseurs spécialisés de pièces et de composants. Aucun autre pays au monde ne peut fabriquer des side-cars d'une qualité comparable et à un prix aussi abordable", reconnaît-il.

"C’est précisément pour cela que ce projet s’appelle Ural Neo : c’est un nouveau chapitre, et nous en assumons pleinement la différence", termine Ilya Khait. "L’alternative aurait été de perdre tout simplement le nom Ural : nous préférons voir ce nom perdurer plutôt que d’être gravé sur une pierre tombale. Nous espérons que vous partagez cet avis".

Le sidecar Néo a reçu ses premières certifications et entre désormais en phase finale des tests et homologations. Ural espère pouvoir dévoiler ses premiers modèles "fin janvier, début février aux États-Unis" pour une arrivée en concessions prévue "fin mai 2026". Moto-Net.Com suivra l'évolution de ce dossier : restez connectés !

Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 Ggggg588
Pourquoi Ural limite sa production au sidecar chinois Neo 500 Ggggg587
Dans tous les cas cet Ural Néo ne plait bien et si Ural est vraiment sincère dans cette démarche de continuer de faire vivre Ural...pourquoi pas tenter l’achat d'un Ural Néo. En sachant que les concessionnaires sont comme nous, ils sont attachés a cette marque !
Si je roule en Ural ce n'est pas pour la marque, c'est pour son concept.
Je range l'Ural Néo dans le même casier que les Mash.
Si je doit changer l'Ural, je pense que je partirai sur une Guzzi V85 attelée ou une GS 850 attelée.
Ural est une machine simple de mécanique agricole en 2WD.
QU'IL Y A T'IL COMME MACHINE POUR LA REMPLACER????
Higgins30
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Re: Ural Néo

Message par Higgins30 »

Parmi l'offre pléthorique de sides chinois le Néo est malheureusement le plus moche à mes yeux.
Heureusement, ce Néo rencontre beaucoup d'enthousiasme outre atlantique et ici je vois que certains sont également emballés.
Finalement, c'est très bien si cela peut sauver la marque, ma seule inquiétude égoïste est la poursuite de la fourniture des pièces détachées pour nos modèles historiques.
Je plussoie la remarque de Yann si il n'est plus possible de rouler en Ural on trouvera autre chose mais certainement pas du chinois car je ne conçois pas de rouler sur une bécane que je ne peux pas entretenir comme je veux.
jpoural
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Re: Ural Néo

Message par jpoural »

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