Si, si ! Vous ne rêvez pas ! Il y avait de quoi tourner et virer sans retenue dans cette belle région.
Tout compte fait et refait, le prix du trajet aller puis celui du retour avec un carburant à presque 2 € le litre nous a contraint à revoir notre rêve à la baisse.
Moins loin, moins en altitude mais offrant aussi de nombreux centres d’intérêt, nous irons sur le Bassin d’Arcachon.
Pour éviter Bordeaux et ses embouteillages nous avons commencé ce voyage par une grande boucle passant au sud en direction de Biscarosse puis la Teste de Buch avant d’arriver à Arcachon.
Ces villes font dans le grandiloquent en ce qui concerne la déco des ronds-points.

Le Bassin est toujours aussi beau, le temps est agréable, il n’a que peu de touristes mais c’est la Ville d’Hiver qui, cette fois, a retenu notre attention.
Arcachon a vu son attrait augmenter au milieu du XIXème siècle grâce aux frères Pereire qui étaient propriétaires de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi et qui ont créé la ligne Bordeaux- Arcachon.
En bons entrepreneurs ils ont acheté une vaste étendue de dunes incultes et inhabitées en bordure de la ville pour y créer un « lotissement » destiné à recevoir des résidences d’agrément afin de bénéficier du bon air marin et des pins tout nouvellement plantés en remplacement de la lande d’origine.
C’est pour cela que l’actuelle Résidence Régina porte sur son fronton l’inscription « Grand Hôtel de la Forêt ».
On peine à imaginer que les villas que nous admirons aujourd’hui étaient au moment de leur construction classées dans la catégorie des « villas économiques » et que des chasses à courre partaient depuis ce nouveau quartier vers l'immense forêt voisine.
Les frères Péreire se sont, quant à eux, réservé une parcelle de 40 hectares…
Tout était prévu pour que leurs riches clients passent un séjour agréable:

Sur le Bassin, il est difficile de ne pas remarquer les nombreux villages ostréicoles.
A Gujan Mestras, les huitres sont reines.

Pour pas que vous soyez classés de suite parmi les touristes purs et durs je vais vous donner une astuce lorsque vous verrez des ostréiculteurs aligner soigneusement dans la rue des poches d’huitres vides.

Pourquoi font-ils ça ? Tout simplement pour que les véhicules roulent dessus et écrasent les restes de coquilles et autres bestioles restées coincées dans les poches. Il suffit ensuite de secouer la poche pour ramasser à la pelle la poudre obtenue.
Donc si vous évitez soigneusement de passer sur les poches posées au sol, vous vous mettez une jolie étiquette « touriste » sur le front.
Plus loin, nous sommes passés au village de Biganos pour admirer ses jolies cabanes colorées.


Nous avons eu la chance d’y découvrir une authentique pinasse.

Le retour s’est fait par une grande boucle passant très au nord de Bordeaux pour traverser la Gironde (le fleuve *) à Lamarque par le bac vers Blaye (Blaille*).
*Non, ce n’est pas compliqué. Comme je l'ai déjà dit, c’est juste pour repérer les parisiens…