Road trip en Mongolie : la suite
Nous étions déjà passés à proximité de yourtes et des chiens de très forte taille en liberté nous avaient bien fait comprendre qu’il ne fallait pas s’approcher davantage. C’est lors du bivouac près de ce gros rocher que nous pensons avoir compris le code : le travail de ces chiens est de protéger la yourte et ils le font très bien. En dehors de cette zone de sécurité ce sont de bonnes grosses peluches qui viennent se faire caresser et savent prendre la nourriture qu’on leur tend au bout des doigts sans nous manger la moitié de la main comme cela arrive parfois chez nous. Nous ne devons pas être loin d’avoir tout compris car plusieurs de ces chiens se sont approchés lors de nos arrêts et cela s’est toujours très bien passé.
C’est le plus souvent au passage des cols que nous avons vu un ovoo sur lequel étaient posées des offrandes que personne ne touche.
C’est lors d’un de ces bivouacs qu’il nous a été possible de goûter une spécialité locale inattendue : de la vodka obtenue après distillation de lait de chèvre. Blague où pas il y a quand même un petit arrière-goût…
Et toujours des fleurs, des chevaux et des yacks dans un paysage devenu plus boisé.
Après avoir parcouru 700 kms de pistes ce fut la vallée volcanique de l’Orkhon pour y admirer la cascade de Waterfall et avoir la surprise de pouvoir dormir dans une yourte après avoir pris un bain en amont de la cascade.
Encore quelques pistes et quelques bivouac avant que les pistes ne prennent fin entre Tserserleg et Karakorum l’ancienne capitale de Gengis Khan.
Nous avions parcouru 900 kms de piste et notre campement près de la rivière a permis baignade et feu de camp le tout agrémenté d’un beau coucher de soleil.
LES ROUTES GOUDRONNÉES ET LE RETOUR VERS OULAN-BATOR
A nos yeux d’occidentaux, le mélange entre le mode de vie traditionnel et la modernité galopante produit de bien tristes mélanges.
Ces routes ont la largeur de nos nationales mais le revêtement est celui de nos mauvaises départementales. La signalisation routière est sensiblement identique à la notre et, comme chez nous, il y a par endroit des lignes blanches dont tout de monde se moque éperdument ce qui n’est pas sans donner quelques sueurs froides.
Ces routes sont souvent à péage et sont limitées à 80 km/h mais c’est gratuit pour les motos. 80 km/h peuvent paraitre bien peu dans ces immensités mais les énormes nids de poules (plutôt des nids d’autruche) que l’on trouve partout appellent bien vite à la prudence.
Aux endroits névralgiques de gros ralentisseurs finissent par amener les derniers récalcitrants à la raison et nous avons même vu un contrôle radar.
Des déchets divers jonchent le bord des routes (et parfois malheureusement aussi le bord des pistes) car, comme le ramassage des ordures est balbutiant, chacun semble se débrouiller comme il l’entend : dépôt sauvage ou incinération.
Ensuite, les nomades et leurs troupeaux sont toujours dans la steppe environnante et le bétail de toute taille qui erre jusque sur la route est parfois victime d’accidents mortels. Quelle que soit leur taille ces animaux finiront mangés par les rapaces ou par les chiens.
Nous avons ainsi vu une voiture qui avait heurté une vache et c’était définitivement fini pour les deux !
Les villes sont annoncées par de superbes portes façon arc de triomphe romain.
Sur les pistes le monument est plus modeste mais toujours bien visible.
Karakorum est l’ancienne capitale de Gengis Khan au 13ème siècle.
Aujourd’hui les abords du site historique sont en passe d’être remplacés par une ville champignon pas vraiment belle, entièrement tournée vers le tourisme. Il y a seulement 10 ans il n’y avait là que 2 bungalows…
Il y a toutefois un musée très bien fait avec des hôtesses parlant anglais. Il montre bien l’importance et la puissance de cette civilisation à son apogée.
A défaut de désert de Gobi nous devions faire étape au Petit Gobi où il serait possible de faire de belles photos de dunes. Le temps d’y arriver, de planter nos tentes et de faire quelques repérages photos en prévision du lendemain matin et c’était déjà le coucher du soleil.
La nuit a été rythmée par le passage des grues mais au lever il y avait un très fort brouillard donc adieu photos du désert au lever du jour. Heureusement que les chameaux étaient fidèles au poste pour illustrer notre vision parcellaire de ce lieu hautement touristique.
A suivre...